Des attentats à la crise, la marche forcée de l’oncle Sam.

6062010

Au bout de la première décennie du 21e siècle, un constat amer qui engendre un sentiment d’impuissance, se profile encore aux esprits épris de liberté. Ces quinze dernières années, beaucoup d’événements majeurs ont alimenté l’actualité internationale. Des événements de la sous-région des Balkans a la fin des années 90, en passant par les événements de septembre 2001 et toute sa cohorte d’événements géopolitiques, pour arriver à la crise actuelle. En soumettant toutes ces informations à un recoupage historique, il est évident que le pire est à venir, malheureusement l’histoire se répète et l’on se rend compte que le slogan « DER des DER » n’appartiendra bientôt qu’au passé. Si les paroles, elles, s’envolent, les écrits, eux, se violent.

L’esprit impérialiste de la politique internationale de l’occident, avec pour tête de liste les USA, a engendré une panoplie de manœuvres multiples plus tordues les unes des autres, entrainant ainsi des foyers de tensions sans précédent dans les rapports internationaux. Ce qui était forcement plus facile à gérer il y a un quart de siècle, vu que le monde était bilatéral, se partageant entre l’est et l’ouest. Aujourd’hui les choses sont plus compliquées, car le plan états-unien qui consistait à se faire la part belle autour de l’hégémonie mondiale c’est retrouvé face a l’émergence de puissances nouvelles avec la Chine en tête de liste, le retour en force de la Russie sur la scène internationale et surtout les dérives occidentales sur les relations Israël-Palestine.

On n’est pas sans savoir que, jusqu’à ce jour, toute politique engagée par les puissances, l’a été pour un but économique. Ainsi, on se rend compte que l’économie dirige le monde. Les USA ont eu leurs années de monopole économique et politique résultant des créances du plan Marshall et des retombées de Nuremberg, mais ils ne se doutaient peut être pas de l’effet boomerang qui caractérise la libre circulation des capitaux. Ainsi au bout de vingt années de règne sans partage des états unis, la Russie revient dans la partie et la Chine s’aligne en pole position pour la gouvernance mondiale face aux USA, pendant que l’Europe elle paye encore a l’oncle Sam les dividendes éco-politiques des dettes au sortir de la seconde guerre mondiale.

L’occident qui vivait déjà depuis plusieurs décennies au dessus des moyens réels en sa possession, s’est engagé au lendemain des attentats de septembre 2001 dans une vague de croisades militaires plus couteuses les unes des autres et cela a dévalué son économie, chose que nul ne veut admettre. Etant plus que jamais menacés, les états unis, se sont lancés dans une des manœuvres les plus classique de son histoire « la remise en cause de l’ordre mondial ». En effet, avec une économie décroissante, une guerre à gérer sur plusieurs fronts et par dessus tout une menace chinoise sur son hégémonie, la solution suprême n’est plus qu’a tout remettre en cause pour redéfinir l’ordre établi au sortir de la grande guerre 39-45.

Vu sous cette optique, tous les bouleversements observés depuis un peu moins de 10 ans ne rentrent que dans le cadre d’une restructuration sur mesure à son aise et avantage par l’oncle Sam avec la complicité de toute la cohorte des pays qui lui sont affiliés. Une analyse des événements et des bouleversements radicaux qu’ils ont engendrées est nécessaire à la compréhension de la marche vers le nouvel ordre mondial.

A suivre …




LUTUMBA SIMARO (HOMMAGE) A UN PENSEUR

21032010

La République Démocratique du Congo détient sans doute le record mondial du nombre d’églises au kilomètre carré et les prières, chants, cantiques qui s’y échappent ne devraient pas laisser même une seconde au Bon Dieu pour faire la sieste… Et pourtant ce pays va mal, très mal même, et c’est de mal en pis. Comment donc ce Dieu qu’on dit bon n’exauce-t-Il pas ces prières en pacifiant la RDC et en donnant leur pain quotidien aux Congolais ?

Un homme, un seul, avait déjà répondu en parabole en 1988 à cette question existentielle : Lutumba Ndomanueno Simaro dans sa chanson « Cœur artificiel » : « Les fleuves et les cours d’eau qui irriguent l’Afrique symbolisent les larmes de mes souffrances/Quel sacrifice devrais-je encore faire pour que le Bon Dieu entende mes prières/La distance qui sépare la terre du paradis est trop importante telle que mes prières ne peuvent parvenir au Bon Dieu à cause des bruits des fusées et des avions » (Ebale na mingala ezingi mabele ya Afrika/Ezali nde symbole ya mpinzoli na pasi na ngai/Sacrifice nini lisusus ngai Ma’ Oze nakosala/Mosika na mokili nzambe ayoki losambo na ngai te/Mongongo mozipani na makelele ya b’avions na ba fusées/Distance ekaboli mokili na paradizo eleki molayi)

Évidemment le Zaïrois de l’époque, noyé dans sa « Loumoussou » ou dans sa « Skol tembe nye » n’y avait vu que la complainte d’une femme en rupture conjugale. Personne n’avait imaginé qu’elle pouvait symboliser ce pays aux mœurs tellement corrompues au point de l’éloigner de Dieu et de le mettre hors d’atteinte des prières ! Évidemment personne n’y avait repéré l’allégorie utilisée par l’auteur, en cause : la grande modestie de ce sage qui en est conscient comme il le dit subtilement dans un autre de ses titres « Faute ya commerçant » : « Le bon Dieu m’a doté d’un physique ingrat, fine comme l’aiguille d’une machine à coudre, au point que même en courroux, je n’impressionne pas l’amante de mon mari » (Nzambe asala ngai moke lokola tonga ya masini mbanda abanga kanda na ngai te)

Lutumba a tout vu, tout compris très tôt. Quand les Congolais déplorent aujourd’hui les 4 millions de morts victimes de la guerre venue du Rwanda voisin, lui semblait déjà habité par la peur de ce drame à venir et le dit dans la chanson « Maya », malgré la paix apparente de l’époque : « La peur du fleuve qui peut tuer est plus grande que celle du cimetière » (Somo ya ebale eleki ya cimetière). Et face à la tentation de tout mettre sur le dos des autres (comme c’est le cas avec les Rwandais), l’auteur-compositeur constate dans « Merci bapesa na mbwa » : « Quand mes frères du sang m’abandonnent, me trahissent, je ne peux malheureusement pas espérer mieux des étrangers » (Suki nabotami na yango elingaka ngai te, mino nazui na mokili ya nzambe ata eboyi ngai nasala nini ?).

Dans la foulée, il n’a pas manqué ( dans « Affaire Kiti kwala ») d’attirer l’attention des tout-puissants dirigeants politiques de l’époque sur ce qui pourrait leur arriver au terme de leur vie : « Même si tu manques de tout, pense à t’acheter un lit présentable sur lequel ton corps sera exposé à ta mort/Sinon ta dépouille mortelle sera couverte de honte à cause des moqueries que susciteront le grabat qui sortira de ta chambre pour l’exposition de ton corps » (Ata ozangi nyoso kozanga mbeto ya kitoko te/Mokolo okokufa soki mbeto ya kitikwala/Ebembe na yo ekoyoka soni/Kinshasa makambo/Na ba matanga tomonaka nde makambo/Basusu bakolela bassusu bakotonga mbeto ya moweyi). Le poète leur enseignait, en effet, la nécessité de se bâtir une assise morale et une bonne réputation de leur vivant afin d’être pleurés et enterrés dignement. Beaucoup ne l’ont pas écouté et certains sont morts et ont été enterrés en exil. Ils ont, du coup, fait l’objet des blagues douteuses et autres moqueries de la part des Congolais comme l’avait prédit le musicien.

Par ailleurs, comment ne pas voir dans la chanson « Ofela », les remords qui nous ont tous tenaillés, nous exilés congolais de tous acabits, lorsque l’on avait arpenté la passerelle de l’avion qui nous a amenés en Europe. Qui n’a pas éprouvé le sentiment d’abandonner ce pays qui nous a tant et tout donné : l’instruction et l’éducation, mais à qui on risquait de ne rien apporter en retour parce que tout y était gangrené : « Ofela, je vais en Europe pour m’en sortir/La vie est dure et je vais tenter ma chance ailleurs/Mais ne t’en fais pas je suis un homme, je suis endurci/Je dois quitter le pays pour ne pas être réduit à payer ce que je te dois avec le prix de mes larmes/Voilà pourquoi je m’en vais » (Ofela ngai nakei poto koluka vie/Pasi eleki nakei komeka nzoto/Ko regretter ngai te naza mwana mobali ebembe ebangaka kopola te/Nabangi nafuta nyongo na yo ya l’amour na talo ya mayi na miso na ngai).

Une poésie authentique, inspirée, mystiqueComment finir cet hommage sans relever un trait de la poésie de Lutumba qui ( dans « Verre cassé ») mélange avec bonheur la beauté du style et le mystique de l’environnement qui nous entoure et qu’il évoque à travers des phénomènes d’apparente banalité mais à qui ses mots donnent une gravité mystique : « Un petit vent frais et doux vient du fleuve/Je l’implore pour qu’il porte ma prière au ciel/Mais qu’il ne m’apporte surtout pas des mauvaises nouvelles te concernant » (Mopepe ya mwa mpokwa ya ebale ya Zaïre naboyi ememela ngai lolaka ya nsango na yo ya mawa/Mopepe ya mwa mpokwa ya ebale nasengi ememela ngai losambo na ngai epai ya nzambe).J’ai toujours soutenu que Lutumba Ndomanueno Simaro était le meilleur auteur compositeur de la musique congolaise de tous les temps et le témoignage d’un mélomane congolais de Brazzaville m’a conforté définitivement dans cette opinion : des passages de chansons de Simaro avaient constitué dans les années 70 des sujets de philosophie pour les examens de baccalauréat au Congo-Brazzaville.|

Par :Botowamungu Kalome (AEM)

Note de l’administrateur: le Congo Brazzaville, n’est il pas lui aussi dans cet engrenage d’exercices politico-spirituels ? vu que le musicien Bozi Boziana interpréta dans une composition de Stervos Niarcos dans l’album « dernier coup de siflet » cette phrase populaire qui dit: en l’occurence .




LE PLUS GRAND CRIME DE L’HISTOIRE DE L’HUMANITE.

19022010

LE PLUS GRAND CRIME DE L'HISTOIRE DE L'HUMANITE.  dans Culture et Art

Depuis près de cinq cent ans, l’Afrique a connu plusieurs méfaits historiques orchestrés savamment par les puissances européennes. Au 15e siècle, commença ce que l’on peut appeler la dynamique de l’expansion du christianisme, autour de laquelle, naitra le plus grand et plus fleurissant commerce jamais établi dans l’histoire du monde, qui par la même occasion est le plus grand génocide où crime contre l’humanité jamais commis contre un peuple, le peuple noir. « l’esclavagisme ».

Il est de coutume, dans la période post « Der des Der » , que l’on nous fasse observer, face à la « Shoa », un respect sans égale. Ce respect, résulte d’une reconnaissance publique de ces méfaits commis à l’encontre du peuple juif, comme quoi l’histoire n’était qu’une perpétuelle répétition qui s’obstinerait à remonter à la surface, des méfaits dont on n’aurait su tirer les conséquences par le passé. Cette reconnaissance n’est à son tour que la résultante d’un devoir de mémoire face à ce que certains ont qualifiés de « plus grand génocide de l’humanité » qui en realite est un grand génocide, mais de très loin le plus grand.

Non dans le but de m’attaquer à la « shoa », mais vu que celle-ci est considéré depuis 1945 dans la conscience collective comme étant l’unité de mesure de la gravité d’un massacre, d’un génocide, où d’un crime contre l’humanité par rapport à un autre dans le monde, tout comme celui du Rwanda sert à ceux de l’Afrique, j’ose adopter ici une démarche suicidaire, celle de lier de manière méthodique ces 2 évènements de l’histoire, afin d’en ressortir ce qui à mon avis a bien été occulté par l’histoire telle que nous la connaissons, ce que chacun des deux peuples a perdu respectivement, hormis les pertes humaines.

Ce qui fait un peuple c’est d’abord son « identité », cette particularité qui lui permet de se retrouver attaché a soi même. Cette identité peut être résumé à trois aspects indissociables les uns des autres; la Langue, la Culture et la Croyance. La langue est ce moyen de communication utile et propre à un peuple, la culture représente l’ensemble des valeurs d’un peuple qui engendre à son tour une croyance qui n’est que la résultante d’une aspiration culturelle en soi. Tout comme, l’écrivait le philosophe P. d’ABDERE à l’image de toute la pensée philosophique qui pouvait émaner de sa Grèce Antique, que « l’Homme est la mesure de toute chose ». En effet, cette assertion n’est que le reflet de cette identité qui est leur, et par conséquent sienne.

De tout ces critères, le peuple juif n’en a perdu aucun. De son histoire, nous connaissons l’histoire du monde telle qu’elle nous est enseigné, issu des textes hébreux, langue que le peuple juif a conservée. De sa culture, elle n’en a rien perdu, car il n’existe aucun peuple au monde qui est plus fervent défenseur de ses traditions et ses coutumes que le peuple juif. Et enfin de sa croyance, là idem, la croyance juive a survécue au travers du temps. Depuis Abraham à nos jours, l’histoire du peuple juif est marque par de multiples rebondissements, mais ce peuple a survécu dans le temps et l’espace pour l’avoir voulu. Je dis voulu, car c’est l’un des seuls peuples pour ne pas dire le seul, à se remettre en cause face a soi même, donc a son identité.

Par contre, dans des faits similaires, où encore pire à mon humble avis, l’esclavagisme n’a rien laissé au peuple noir. Aucune identité noire ne peut être revendiquée aujourd’hui, mais pourtant Bon Dieu qu’elle a belle et bien existé. Le peuple noir ne peut se reconnaitre d’une langue aujourd’hui, car on y rencontre plus d’anglophones, francophones, hispanophones etc ….. nul Nation, disons nul État, car il n’existe aucune Nation dans le sens propre du terme issue du peuple noir en Afrique, à l’exception de l’Éthiopie et Haiti qui est la première Nation noire, ne parle une langue propre à elle. Le peuple noir a été aliéné, spolié, traumatisé au point d’en perdre sa langue.

En parlant de culture, le constat n’est que le même, le peuple noir n’est plus capable de se rappeler d’une fête propre a sa culture ancestrale, de fournir un recueil de ses coutumes, bien qu’ayant a son actif les prouesses des pyramides d’Égypte, de l’irrigation du désert, de la géométrie agraire et d’un système politique sans pareil, comme dans le royaume Kongo où le roi était élu et non issu d’une monarchie familiale. Tout cela n’est devenu que le récit des évènements passés; l’histoire.

De sa croyance, qu’en reste t-il ? rien. La croyance noir, évaporée pour faire place au christianisme, l’islam, le bouddhisme, et même la croyance scientifique japonaise du nom de « Sukyo Mahikari ». c’est pour dire que le peuple noir a été laissé en proie a toutes les expériences spirituelles étrangères, faute d’avoir perdu la sienne. Et qu’on ne me dise pas qu’il existe un peuple digne de ce nom qui est dépourvu de divinités.

A présent, parlant des conséquences que cela implique au peuple noir. Depuis l’esclavage à nos jours, le peuple noir a été occulté de toutes essences qui forment un peuple au sens du terme, laissant derrière soi un peuple de loques humaines traité en vaut rien, sous hommes, car en nous ayant dépouillé de notre identité, nous avons été dépouillé de nous même. Bien qu’ayant été fier et fort, le peuple noir aujourd’hui n’est plus que l’ombre de lui même, étant manipulé, maltraité, spolié, abusé, pillé, exploité, il n’est même plus capable de s’en rendre compte. Ayant perdu tout repère, il est devenu peuple sujet au plus grand endoctrinement de l’histoire de tous les temps, la norme occidentale étant devenue l’excellence à atteindre, oubliant qu’à une certaine épopée ce fut eux qui copièrent chez nous.

Je ne finirais pas mon présent exposé sans un hommage à toutes les victimes de l’esclavage et de toutes autres formes d’extermination et de soumission des peuples et des individus pour quelles que raisons soient-elles. Et sans dire que le mal est loin d’être éradiqué, ayant élaboré un schéma efficace dont la suite logique; Esclavagisme-Colonisation-Coopération-Mondialisation, il est impératif à tout enfant du peuple noir, de prendre conscience du danger qui ne le guette plus, mais le tue a petit feu il y a déjà cinq cent ans. « Rien de ce que le blanc nous aura enseigné, ne vaudra ce que nous avons oublié » (Tchicaya U Tam’si)
« Un peuple sans âme est un peuple mort »




VERS UNE CONSOLIDATION DE LA DEMOCRATIE

18022010

Un proverbe congolais dit  » lorsque l’on perd son chemin, il faut revenir à l’intersection « .
Aujourd’hui le Congo Brazzaville fait appel à cette sagesse africaine qui est en nous. Apres plus d’une décennie de pseudo-démocratie, le Congo a perdu tous repères démocratiques et se retrouve dans une spirale infernale dont la fuite en avant engagée par sa classe politique à l’exception de certains, n’est ni salvatrice, ni constructrice et encore moins conservatrice de la démocratie congolaise.

Il est de notre devoir de nous mobiliser plus que jamais pour l’avenir de notre nation, non pas contre tel où tel parti, clan politique, où contre tel où tel homme politique congolais, mais au delà de toutes appartenances et de toutes sensibilités politiques, contre la disparition de la démocratie, la vraie, la réelle, celle pour laquelle, certains d’entre nous y ont tant laissés , tant perdus, celle dont, même 2 décennies après, les plaies sont encore béantes.
Analysons la conjoncture pour mieux en comprendre les enjeux.
Dans une démocratie, lorsque l’on s’enlise dans des crises profondes, le repère conducteur de la sortie de crise est l’application de la loi fondamentale autrement dit la Constitution. Mais quand celle-ci est contesté par la majorité de la classe politique, on se retrouve dans une situation à effet  » boomerang « , car quand le problème fondamental n’est pas réglé, au profit des problèmes de circonstances, on fait de la politique de complaisance circonstancielle, qui à son tour engendre d’autres problèmes.

Telle peut se définir la situation politique actuelle du Congo, la constitution actuelle contestée, les gouvernants de même, l’état politique y est catastrophique, le bout du tunnel invisible.

Cependant, il est possible à tout congolais de réfléchir à une éventuelle organisation d’une concertation nationale de la classe politique congolaise sans exception, des forces vives et de la société civile, non dans le but de faire un procès, comme nous en avons le secret et l’habitude. Mais plutôt de nous mettre tous à table, afin de redéfinir les principes de bases mêmes de l’existence de notre nation, en abolissant ces pratiques malhonnêtes de politiciens véreux, dans le but d’octroyer au congolais le bien-être et le bon-vivre chez soi, dans un Congo serein, confiant et responsable.

Supposons un instant que l’état actuel des choses est maintenu au Congo, cela impliquera encore pour les congolais des décennies de répétition inéluctable de l’histoire. 2012 s’annonce déjà comme une année fatale à la démocratie, si rien n’est entrepris, comme nous savons tous sur les manières électorales de ce pays, alors imaginez leur incidence sur les élections de 2016. Pour les esprits avertis le calcul est vite fait. Aussi dans le cadre local, celui des politiciens locaux qui animent la vie politique au Congo, il n’est pas inutile de remarquer la bataille à la succession qui commence à s’installer sur place, ajouter à ceci, l’incapacité de l’opposition à constituer une véritable force de contre poids, tant structurelle, organisationnelle que mobilisatrice.
Tout n’est que constat affligeant d’une contemplation douloureuse, de la politique nationale, au peuple dans la misère quotidienne, en passant par cette opposition quasi-inexistante, tout n’est que désillusion d’une espérance erronée.
En sondant les profondeurs de la politique congolaise, l’on en vient à l’évidence de la nécessité d’un rassemblement populaire nationale pour le bien de tous, appelons çà comme nous voulons, conférence nationale, concertation nationale,rencontre citoyenne, rassemblement populaire, peut importe le nom, l’important c’est que cela puisse avoir lieu.
Sans des retrouvailles du genre, la classe politique va condamner le Congo, non seulement à la confiscation de sa démocratie chèrement acquise, mais aussi à la continuité de la misère des congolais

Lèves toi, fier congolais pour proclamer l’union de ta nation, pour oublier dans l’histoire ce qui te divise, et pour vivre pleinement ta devise UNITE – TRAVAIL – PROGRES

Baudry KOUAKOUA.




AU NOM DE LA DEMOCRATIE

18022010

La démocratie, ce système de gestion collégiale résultant des choix individuels afin d’en déduire la majorité apte à pouvoir s’ériger en classe dirigeante, est ce concept utilisé depuis plus de deux millénaires dans les cités antiques de ATHENES et ROME.
Celles ci, étant le modèle de gestion démocratique du quel s’inspirent toutes démocraties contemporaines occidentales, qui depuis, de génération en génération se sont relayé cette culture de gestion collégiale nommée démocratie, par le conte, le récit,le cercle familiale, par le théâtre, la poésie, la musique etc … en somme par les moyens d’échanges naturelles de la condition humaine, institué chacun par son siècle de lumière. Tout comme chez nous autres africains le lègue culturel et éducatif se faisait les soirs autour du feu, avec des contes de la sagesse africaine contés dans le but de laisser à la postérité ce que eux mêmes les conteurs, avaient reçus de leurs ancêtres dans les récits d’autrefois. Mais ces récits n’étaient que le reflet de ce vécu quotidien, se limitant aux exemples qu’ils avaient devant les yeux, car tout les conduisait bel et bien jusque là, à ce vécu quotidien. Contrairement aux occidentaux, qui avaient des récits qui dépassaient la vision commune et le vécu quotidien, car certains récits venaient de terres lointaines, portés par celui que l’on nomma l’étranger où le voyageur, celui qui apporta le récit de l’inconnue, de ce que l’on n’avait vu et dont on ne pouvait même s’imaginer l’existence……….. Celui qui apporta le rêve.

Ceci dit, il apparait de nos jours, que structurellement parlant, les écarts entre les sociétés occidentales et celles africaines ne sont pas sujets a évoquer débats comparatifs tellement que ceux ci sont flagrants, même lorsque le système démocratique si excellent chez les occidentaux, étant appliqué aux sociétés africaines, ne laisse que le constat d’un fiasco aussi acide que aigre, de par son expérience africaine. L’Afrique dans son habitude fut une terre où se succédèrent royaumes, empires, clans et tribus.Ce qui sous entend, un peuple habitué a un seul chef au dessus de tous, ayant droit de vie et de mort sur tous ses sujets. Jusqu’à l’arrivée de l’homme blanc, d’abord esclavagiste, ensuite colonisateur puis missionnaire, militaire, marchand et enfin coopérant. Chacun sa politique de soumission, au départ ce fut la force des armes, ensuite ce fut l’endoctrinement, puis le marchandage. Pendant que dans ces contrées lointaines d’où il venait, les choses se faisaient autrement, il solda le tout par l’assimilation d’une culture qui n’était point la notre, mais celle que lui avait imposée pour mieux assujettir. Comme le disait TCHICAYA U TAM »SI >.

Le mystère réside t-il dans la compréhension des profondeurs de la structuration culturelle des regles qui ont régies le fondamental de ces sociétés ?
Dans les années 80-90 l’Afrique connut sa vague de démocratisation, encore une culture occidentale, qui fut perçue par plusieurs comme cette pierre angulaire qui allait poser les bases d’une gestion nouvelle , où ce système de rédemption d’un continent pauvre au potentiel si riche.
Mais malheureusement plus de 20 ans après, le constat est le même que celui de l’époque pré-démocratique, la gestion démocratique a les mêmes résultats que celles employées avant celle ci. Où peut- être même pire ? Car maintenant on se sert du prétexte de la légitimité du choix populaire, qui en soi est le plus souvent occulté où même spolié, pour opprimer ce même peuple souverain.
Constat sombre, mais réel, tout les pseudo démocrates qui sont arrivé au pouvoir au nom de la démocratie dans ces années la s’y trouvent toujours a l’exception de quelques uns, avec des systèmes de pseudo élections démocratiques où les gagnants sont toujours les mêmes depuis plus de 2 décennies. Partie la plus touchée par ce phénomène ? l’Afrique sub-saharienne évidemment, la plus riche….
Tout aussi paradoxal, les pays africains en ce jour, qui ont un semblant de stabilité et de prospérité sont ceux la même qui soit sont des monarchies ou royaumes, ou soit ceux dirigés par des dictateurs nationalistes, par contre tout pays voulant émerger dans une démocratie au modèle occidental s’enlace dans des guerres civiles, intestinales, idéologiques ou même plus souvent, des guerres sans raisons fondées, où encore dans des conflits d’intérêts sans queue ni tête, là encore, c’est au nom de la démocratie. ( bien sur que l’exception confirme la règle.)

Pourquoi toute cette tragédie digne de Corneille où Shakespeare ? celle qui condamne le peuple à ne plus vivre mais plutôt à survivre, à combattre au lieu de se battre. Dites moi combien de temps faut-il que ce continent soit maintenu dans ce « black out » afin de mieux s’en servir où plutôt de s’y servir ?
Ce chaos intemporel est il du à la simple volonté de ses hommes politiques où est-ce aussi une question plus profonde qui s’étale de nos moeurs à notre culture ? le problème est-il la démocratie en elle même où la compréhension arbitraire dont nous en faisons ?
Les maux actuels de l’Afrique existent ils au nom de la démocratie ?

une réflexion personnelle qui se veut d’être partagé afin de susciter critique et débat

Le fruit de l’endoctrinement de l’élite, après celui des masses




ECONOMIE CONGOLAISE; ACQUIS OU BRADAGE ?

18022010

Le Congo, petit pays un peu plus de 3 millions d’habitants, Potentiellement riche, avec une surface arable de 10 millions d’hectares, est un gros importateur de produits agricoles issus de l’agriculture dite de subsistance des pays limitrophes dont le principal est la R.D.C pour la capitale Brazzaville. Cette agriculture de subsistance est celle destinée à la compensation du panier de la ménagère dans le cadre d’une production locale au sein même dudit ménage. Mais avec 10 millions de surface arable pouvions nous importer des produits de base comme la tomate, le choux,l’endive où la morelle ?
Où en sommes nous du slogan ? J’aimerais que bien sur l’on m’apporte une réponse à cette question.

Ceux qui, au Congo, de nos jours s’intéressent à cette forme d’agriculture, sont des personnes pauvres, qui pour la plupart l’exercent avec des moyens très modestes, où encore pour de richissimes propriétaires qui n’ont rien compris de l’importance de celle-ci, et y adhèrent juste par manque de politique de fructification de leur argent. Dans un grand nombre de localités, l’agriculture est pratiqué comme occupation de survie, et non comme un secteur d’activité capitale au grand schéma de la création de richesses où d’emplois. Vu que l’emploi en soi est une richesse car source de revenu.
Certes que les conditions ne soient pas réunies dans le secteur d’activité économique primaire qu’est l’agriculture, autant de subsistance que celle industrielle(l’agriculture industrielle est le pont entre le secteur primaire et secondaire qu’est l’industrie). Néanmoins, pour les esprits avertis et la populace se frottant à la misère quotidienne, l’agriculture représente cette lueur d’espoir au niveau national, pour pallier ce cas de sévère crise, (lorsqu’on vit avec moins d’1 euro par jour) et même pour une future stabilisation de la balance commerciale (misère d’un pays potentiellement riche, mais gangrené par; le manque de production locale, qui provoque un taux d’importation gigantesque et il y a aussi le fait de l’allocation d’une part importante de ses revenus au remboursement des dettes n’ayant servies a rien).

Lorsque l’on sait que, au Congo, 85 % des produits alimentaires à la consommation sont des produits importés. L’impact de l’agriculture vivrière où de subsistance refermée sur notre propre consommation nationale, ne peut se limiter à l’allègement des importations, mais aussi inciter à un rééquilibrage de la balance commerciale pour la relance de la dynamique du développement socio-économique. Par conséquent, la possibilité de pouvoir lancer une agriculture intensive où industrielle, créant ainsi comme je le citais plus haut, ce pont qui va de la production locale à la transformation nationale (l’industrie) > * ( le but de cet implication est de limiter les charges d’exploitation et maintenir le but de vulgarisation de l’emploi)
En parallèle, le maintien des fermes d’élevages sur les sites agricoles pour la pratique de la technique de l’agriculture itinérante, permet une régénération plus rapide et naturelle des sols, avec l’aide des résidus issus de l’élevage, et la garantie d’avoir une agriculture saine, car le minimum de produits chimiques utilisés garantit le minimum de risque de contamination de la plante par ces agents chimiques (agriculture biologique)
Le rôle de ce concept socio- économique de manière générale, est de parvenir petit à petit à considérablement réduire les importations, en maintenant les exportations au plus haut niveau tant que possible. Cela a pour but de générer la libération de certains revenus, qui ressortent de la diminution des allocations allouées aux importations, donc de créer une brèche d’investissement supplémentaire sur fond propre issu des revenus des exportations. La proportion budgétaire assignée à l’alimentation reste la même, vu que la consommation ne baisse pas, mais est plus propice a une augmentation probable. Mais par contre une grande partie de cette proportion budgétaire pour l’alimentation reste dans Le pays, puisque ce que nous achetions chez les autres, dans un circuit économique international, nous l’achetons à présent dans notre propres circuit économique. Ce qui impliquera, qu’ une bonne partie de nos revenus qui alimentait les économies étrangères, serviront à alimenter notre propre économie.

De nos jours tous les économistes, du moins ceux qui n’ont aucun intérêt dans cette crise, ceux la même qui ont criés aux yeux du monde, sans que personne ne Leurs prête attention, l’arrivée imminente d’une crise, sont unanimes sur la nécessité de nationaliser les structures génératrices de revenus dans les pays en voies de développement. Dans le but de limiter les « dommages collatéraux » lors de L’effondrement du système capitaliste et des institutions de Breton-Woods ou encore d’en limiter la dependance directe. Car les multinationales auxquelles nous confions nos unités productrices, sont celles là même responsable du bourbier financier auquel nous sommes parvenu, ce chaos dans lequel nous sommes. Peut être pas qu’elles sont seules responsables, mais elles sont tout aussi à blâmer que le système en soi. Le capitalisme ambulatoire que nous avons découverts dans les années 80 pour certains est basé sur le système bancaire binaire (carte bancaire, chéquier, virement, titre porteur) qui est une monnaie inexistante matériellement.

Les Etats Unis qui ont un taux de circulation monétaire supérieur à leur réserve d’or, supprimèrent la règle qui définissait le quota de la masse monétaire en circulation à celui de la réserve d’or assignée à l’État titulaire de ladite monnaie. C’est ainsi que les États Unis se sont soustrait à la menace monétaire que représentait les pays producteurs de pétrole du moyen orient, (d’où la 1ère guerre du golf plus tard). Et aussi pour des raisons politiques, il fallait prouver au monde que les USA se portait bien, après la guerre du Vietnam, alors on laissa les banquiers faire croire au peuple que l’avenir leur appartenait, des crédits divers à la consommation furent distribuées à qui en voulait, ce qui engendra une économie fictive qui tenait sur des béquilles en pailles, n’étant constitué que par un système vieux comme la monnaie elle même « la planche à billet ». (Regardez les graphiques d’émission de monnaies de la B.C.E pour l’euro, la F.E.D pour le dollar, la Banque de France à la place de la B.E.A.C pour le CFA et les autres monnaies si vous voulez)
Le Problème simple que la planche à billet implique est celui de produire une masse monétaire non justifiée, cela revient à dire, pour exemple; un boulanger qui n’a pas assez de farine pour un nombre déterminé de pains, ne mettra pas plus de levure dans sa pâte, pour pallier à son déficit, en mettant plus de levure dans sa pâte, il n’augmente pas le nombre de pain, mais non seulement anéantis la qualité de celui-ci et risque la destruction pure et simple de sa pâte.
Tel est le processus qui a conduit l’économie mondiale dans le gouffre qui est le sien aujourd’hui.(comme dans l’ex Zaïre, où l’on imprimait des billets de banque sans équivalent en création de richesse qui justifierait cette masse monétaire. Le résultat fut que pour 3 millions de zaïre, qui était le salaire d’un professeur d’université, on n’avait même pas droit à un sac de riz). Ce phénomène se produit maintenant en Europe et dans toutes sociétés de consommation accomplies au sens du terme, tout le monde parle de pouvoir d’achat, qui est en constante décroissance, et que c’est dut à la hausse des prix. En réalité, c’est la monnaie qui perd de sa valeur réelle, car elle subit les effets de la politique précitée.

Par contre Dans notre Congo, le temps est encore aux rêves capitalistes, à privatiser les aéroports à des groupes internationaux, eux même succursales de multinationales, pendant que tout l’argent des Politiciens congolais réunis, peut faire travailler et produire toute la C.E.M.A.C. Mais non, cet argent sert à combler les déficits causés par ces mêmes multinationales, au détriment des ayants droits légitimes, dans les banques occidentales ou paradis fiscaux. Enfin, la beauté du capitalisme !!! celle qui nous ramène à l’évidence que le monde entier appartient une poignée d’individus, qui est à la tête de la finance mondiale, , ils ont le contrôle sur les gouvernements des puissances, les hommes d’affaires les plus prestigieux, Les politiciens les plus puissants et éminents, les plus grandes firmes mondiales, les empires médiatiques, les grands noms des professions libérales et j’en passe ……. un exemple pour rire>
Pour ce Congo qui réclame des relations plus équitables entre le Nord et le Sud, vu ces contrats que nous connaissons tous, néanmoins il est drôle de constater des paradoxes Comme ceux-ci; « On dénonce un système et on fait tout pour s’y enliser encore de plus belle. »
En cette fin d’année 2009, tout semble lancé pour l’avènement d’un ordre nouveau, tant politique, économique, social que militaire. Notre cher pays le Congo, me parait bien en marge de ces changements et des réalités auxquels est confronté ce monde. De l’échec récent de Copenhague aux Différentes crises, rien ne nous encourage à entretenir une lueur d’espoir.

Je me demande bien que fera t-on le jour où personne n’aura de quoi nous payer notre pétrole ?

par Baudry KOUAKOUA
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LE CONGO, LES INSTITUTIONS DE BRETTON WOODS, L’INITIATIVE P.P.T.E ET LA GEOPOLITIQUE.

18022010

Apres le boom pétrolier du début des années 80, le Congo engagea de nombreux chantiers,à travers le plan quinquennal dont le bilan reste mitigé. En 1985-1986, suite à la chute des cours du brut, imposant ainsi au Congo un endettement pour la poursuite des chantiers engagés, sous la pression des institutions de Bretton Woods, le Congo adopta un programme d’ajustement structurel (PAS), avec le gel des avancements et des recrutements dans la fonction publique. Certains monopoles d’État furent supprimés. Il obtient ainsi un rééchelonnement des dettes vis-à-vis de ces institutions. Un accord de rééchelonnement de la dette fut également signé avec le Club de Paris. voila en bref ce qui fut en partie à l’origine de la fameuse dette extérieure du Congo.
Comment un pays riche en pétrole, en bois et en divers minerais et ayant moins de 4 millions d’habitants, que l’on aurait appelé « le Koweït d’Afrique » et dont les rêves de certains ont voulues en faire « une petite Suisse », ne profita t-il pas de toutes ces mesures pour en arriver à l’initiative P.P.T.E (Pays Pauvres Tres Endettés) ?

Toujours sous la direction des institutions de Bretton Woods, l’initiative PPTE pour le Congo sera un programme triennal financé par le F.M.I,(Fond Monétaire International), la Banque Mondial, le Club de Paris et l’implication de la B.A.D(Banque Africaine de Développement), impliquant une amélioration du taux d’abandon de la dette » de l’ordre de 90 %, ce qui permettrait au Congo de disposer de ressources qui devraient être affectées à la réduction de la pauvreté et à la croissance. Ce serait une bouffée d’oxygène pour le Congo qui pour l’année 2010 affiche un budget de 2800 milliards 900 millions de F CFA.Si l’iniatiative PPTE aboutissait à une annulation partielle ou totale de la dette extérieure du Congo (4000 milliards F CFA soit 6 milliards d’euros), il sied de reconnaître que l’Etat congolais ne va nullement être en possession d’une plus value où de revenu additionnel, mais simplement d’une disponibilité budgétaire déjà existante seulement réaffectée à la réduction de la pauvreté, en d’autres termes le Congo devra réaffecter de son propre budget annuel, la part assignée au remboursement de la dette. Avec la contrainte de le faire du fait de l’engagement pris devant les bailleurs de fonds. Ces derniers, à travers le F.M.I, la B.M où la B.A.D auront le pouvoir et le droit de surveiller l’exécution de ces engagements, et l’utilisation des ressources, qu’elles soient propres où provenant de la dette.

L’initiative PPTE présente toutefois des avantages théoriques pour le Congo, car elle permettra de disposer de ressources dont la bonne utilisation pourrait contribuer à la réduction de la pauvreté, dans les domaines des infrastructures de base, l’éducation, la santé et l’emploi. Ces réaffectations budgétaires s’opèrent en fonction du contenu du D.S.R.P(Document pour la stratégie de la réduction de la pauvreté), un document rédigé par le gouvernement congolais avec la participation de la société civile et du secteur privé. Le D.R.S.P serait axé sur la poursuite des objectifs d’éradication de la pauvreté définis par le F.M.I et la B.M.

Le Congo consacre chaque année 37% du budget de l’Etat au remboursement d’une dette dont peu de Congolais ont vu la couleur. Vu le budget 2010 du Congo, sur 2800 milliards 900 millions de F CFA, 1036 milliards 333 millions sont alloués au fameux remboursement, et cette bagatelle représente une jolie somme de financement annuel alloué au développement si le Congo accédait à l’initiative PPTE. Mais sans oublier l’existence de certains créanciers parallèles aux institutions de Bretton Woods comme les Gouvernements, les particuliers et aussi la dette intérieure.Cependant, je m’engage à parler d’avantages théoriques sur le papier, car dans la pratique on est toujours loin du compte. En effet, de nombreux pays sont déjà dans le programme P.P.T.E depuis plusieurs années mais restent toujours au point de départ de leur développement, qui est bien sur  » le sous-développement ». Et la question qui se pose naturellement est pourquoi ? pourquoi toutes les initiatives et les programmes du F.M.I,et de la B.M pour les pays détenteurs de richesses naturelles, et l’O.M.C(Organisation Mondiale du Commerce) pour ceux qui en sont dépourvus et dont l’économie ne repose que sur la production de matière 1ère destinées à la transformation et issues de l’agriculture, ont toujours été soldés par des échecs cuisants ? Vu que le schéma sur le papier est à priori louable. Trouvons l’erreur en réponse à cette question.

Hormis la gestion très discutable dont subissent ces fonds, le niveau moral des sociétés africaines et la gouvernance des Etats bénéficiaires. La géopolitique qui est l’expression du guide de l’intérêt des superpuissances et puissances, est à regarder de très près, surtout en Afrique sub-saharienne. Le golf de Guinée, l’un des endroits les plus disputés au monde, au même titre que le moyen orient, la mer Caspienne, et les zones pétrolifères du Canada, et l’Amérique du sud. En effet toutes les puissances du monde ont toujours été à la recherche de zones d’intérêts, de terres riches pour leurs entreprises, ce qui impliqua des politiques de conquête sur des territoires amis où hostiles. Dans le but de s’assurer leur part du gâteau de la richesse mondiale, les multinationales par le biais de leurs Etats respectifs, furent du monde une subdivision concessionnaire selon laquelle, certaines parties du monde revenaient à la tutelle de telle où telle puissance. D’où nous verrons qu’aux proche et moyen orient les USA règnent en maitres, les réserves Canadiennes sont une opportunité offerte au plus offrant, l’Amérique du sud longtemps opprimée, commence à se détacher avec l’alliance bolivarienne, la mer Caspienne, territoire russe, la preuve, l’une des manoeuvres économico-politiques ressentes visant à exploiter le pétrole et le gaz de cette région via la Géorgie s’était soldée par une réaction militaire vive et agressive de la Russie. Alors il reste le Golf de Guinée, territoire de la cote ouest de l’Afrique situé entre le Nigeria et l’Angola. Cette zone représente pour commencer la 2ème réserve forestière mondiale après l’Amazonie, 3ème réserve pétrolifère mondiale il y a 20 ans peut être 2ème où 1ère de nos jours, aucune expertise n’y a été ménée, 1ère réserve mondiale en diamant et en uranium, sans occulter l’or, la potasse, le cobalt,le manganèse, le mercure, le fer, le cuivre, le zinc, la bauxite, les ressources halieutiques, la faune, la flore etc…….

Toute l’attention des puissances militaro-politico-industro-financières était orientée vers le moyen et le proche orient ces 30 dernières années, et à présent qu’il semble ne plus avoir de grande réserve pétrolifère dans les émirats, jusqu’à ce que ceux-ci ne deviennent qu’un centre d’intérêts secondaires pour ces mêmes puissances qui ont trouvées mieux dans l’exception irakienne, les réserves canadiennes ne suffisent pas aux appétits de tous et les procédés d’exploitation y sont très complexes à cause du sable qui est mélangé au brut, les réserves de la mer Caspienne qui sont très difficiles d’accès car impliquent des manoeuvres politiques en terre Hostile, vu aussi que la Russie n’est pas prête à se faire doubler dans la région, les richesses nombreuses et diversifiées de l’Amérique du sud, difficiles d’accès où encore très difficiles à négocier du fait de l’existence d’une révolution dite bolivarienne et d’un sentiment anti- impérialiste, mais cela n’empêche point à ces pays dit révolutionnaires d’entretenir une constante socio-économique au dessus de la moyenne des pays en voies de développement. Ainsi le Golf de Guinée représente finalement une des zones les plus riches de ce monde, qui est par la même occasion l’une des plus manipulables et la moins apte à organiser la défense de ses propres intérêts, avec la bénédiction de la France qui y détient la majorité de ses ex-colonies. Les pays de la zone sub-saharienne en général et du Golf de Guinée en particulier sont ceux là même qui ont connus les plus grands nombre de conflits armées, de dictatures, de crimes économiques et une pauvreté extrême, bien qu’étant potentiellement riches, je pense même du fait qu’ils soient riches. Pour preuve; Le Nigeria, 1er producteur africains de pétrole, pays en conflit armée et démocratie nouvelle dont 70% de la population vivent encore en dessous du seuil de pauvreté. L’Angola, pays ayant connu 25 ans de conflit armée et encore dans l’état d’une pseudo- démocratie dont la majorité de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, pays producteur de pétrole, tout en étant l’un des plus grand producteur de diamants au monde. La république démocratique du Congo, démocratie nouvelle, dont 32 ans de dictature et pauvreté évaluée à 75 % de la population, pays en plein conflit armée, et aussi l’un des pays les plus riche de la planète. Le Congo Brazzaville, 4ème pays producteur de pétrole en Afrique, exportateur de diamants, or, bauxite , fer, bois, etc…. pays ayant connu 3 conflits armées en moins de 10 ans sur 20 ans de pseudo- démocratie et 50 ans d’indépendance, pourtant 65% de la population y vivent dans la misère quotidienne avec moins d’1 euro par jour. Le Gabon, 40 ans de pouvoir sans partage, pays relativement stable, à revenu intermédiaire dont 70% de la population croupissent dans la misère, tout en étant pays producteur de pétrole et exportateur de ressources forestières.

Ayant cité ces quelques exemples,remarquons ensemble que dans la majorité, ces pays ont connus le programme P.A.S et rien n’en a résulté, si ce n’est une répétition de l’histoire jusqu’à ce que revienne la Chine dans la partie africaine au début des années 2000. La Chine forte de son économie et de sa politique extérieure, commence à emboiter le pas des superpuissances, 1er détenteur de titres porteurs du trésor américain s’élevant à des millions de milliards de $ , celle-ci met sur pied sa politique d’expansion et parmi les objectifs principaux, il y a « gagner les marchés africains et s’y imposer » et pour cela tous moyens sont bons du moment où l’on rapporte les écus des contrats à la maison et qu’on y consolide notre place. L’Afrique trouve en la Chine un partenaire économique solide et fiable qui convient à ses moyens et à ces exigences, bon nombres de contrats signés, un sommet CHINE-AFRIQUE établi, la coopération suit son cours et la chine au fil du temps commence à s’imposer face aux grands comme un géant, et ayant en moins d’une décennie pris la place de partenaire incontournable en Afrique et dans le monde, commence à susciter des interrogations sur ses intentions qui furent sous-estimées. Après de âpres réflexions, la nécessite où l’envie, mais plus le besoin de tenir tête à la Chine deviennent de plus en plus visibles de la part des puissances occidentales, d’où la campagne médiatique sur le sujet des droits de l’Homme au Tibet avant les jeux olympiques. (on se souvient encore de la gifle que la Chine infligea à l’occident, lorsqu’un ambassadeur chinois somme un chef d’État à ne pas recevoir dans son propre pays le Dalai-Lama).

Aujourd’hui, certains analystes voient en l’initiative P.P.T.E une manoeuvre économico- socio- politique de l’occident dans sa reconquête aux intérêts dans le Golf de Guinée, car y ayant mené une politique d’exploitation, celle-ci engendra du retard sur le géant qui lui pour séduire applique une politique un peu plus souple et reconnaissante du partenaire. Face au prochain maitre du monde, les manoeuvres deviennent de plus en plus étroites et les écarts en matière de géopolitique de desserrent, l’occident ressent la menace chinoise partout et ne sais trop comment contenir l’envolée du dragon qui à grands pas surs et fiers s’avance vers la pôle-position. Un discours me revient à l’esprit en écrivant ces mots, c’est celui de Thomas Sankara sur la dette à Addis-Abeba en juillet 1987, lors d’un sommet de l’O.U.A (Organisation de l’union Africaine), là où il disait que l’Afrique ne pouvait ni ne devait payer la dette car les origines de cette dette étaient douteuses, en superposant les paroles du discours de Sankara quand celui-ci affirmait « que des programmes et des projets nous étaient proposés avec les crédits qui vont avec et que ce qui restait à faire consistait à mettre en oeuvre tout en ayant contractés une dette colossale, et que ces programmes et projets n’aboutissent a rien, sans oublier les crédits contractés par les colons pour la construction des infrastructures de pillages, que nous payons encore, » à celles que nous retrouvons dans les documents alléchants mais aussi sans résultats réels des programmes issus des institutions de Bretton Woods, on se demande de savoir si lui n’avait pas vu juste.

Lorsque l’on pense aussi aux fameux comptes d’opérations, expliqués par le docteur en économie politique Nicolas Agbohou qui s’exprimait sur; comment les institutions de Brettons Woods à travers la France nous maintenaient dans la pauvreté en zone CFA. En effet, Pour que le Francs CFA puisse être employé où utilisé dans la zone CFA, une garantie doit obligatoirement être versée au trésor public français de l’ordre de 50% du montant annuel des exportations de la zone CFA, ce pour garantir les principes de centralisation, de fixité, de convertibilité et de transferabilite, dans un pseudo but de garder le CFA compétitif. Mais en réalité, les comptes d’opérations sont la résultante des mécanismes de maintient dans la pauvreté des pays au potentiel riche condamnés de manière expresse à la misère par le F.M.I, la B.M et les oligarchies financières qui sont créancières des-dits Etats. Lorsque en 2006 la France déclare officiellement un dépôt de 9092 milliards(montant occulté) dans les comptes d’opérations, dont 3710 milliards pour la B.C.E.A.O( Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest), 4382 milliards pour la B.E.A.C(Banque des Etats de l’Afrique Centrale) et 1000 milliards pour la B.C.C (Banque Centrale des Comores) ce qui signifie que la zone CFA en 2006 avait exportée pour une valeur de 18.184 milliards de FCFA et n’en reçût que la moitié, influant ainsi sur la possibilité de réduire la pauvreté pour des millions et de millions d’africains. Admettons que la B.E.A.C ait eut ses 4382 milliards manquant, cela aurait fait 43.820.000 personnes ayant une rémunération de 100.000 FCFA / an par méthode de distribution directe. Tout en sachant qu’en 2002 selon Larousse, la population des pays dépendant de la B.E.A.C s’élevait à 29.600.000 habitants, alors le calcul du revenu/habitant occulté par la France et ses complices de Bretton Woods, est de l’ordre de 148.000 FCFA/ an.

Attardons nous un peu sur ce que le docteur Agbohou n’a pas souligné, en terme d’exportation l’Afrique centrale dégage en 2006 la somme de 8764 milliards de FCFA par rapport à l’Afrique de l’ouest qui dégage 7420 milliards, soit 1344 milliard supplémentaires. La question qui me vient à l’esprit est de savoir pourquoi est-ce-que l’Afrique de l’ouest s’en sort mieux que l’Afrique centrale en matière d’intégration sous régionale et qu’il fait mieux vivre la bas par rapport à l’ Afrique centrale, bien que ses revenus soit naturellement supérieurs à ceux de l’Afrique de l’ouest.
Qu’y réponde celui qui comprendra ………..

par Baudry KOUAKOUA.